Chrétiens au Japon

Les premiers contacts avec l'Asie: Marco Polo en 1271

Marco Polo commerçant et ambassadeur de la République de Venise naît en 1254. En 1271, accompagnant son père et son oncle, il emprunte la plus septentrionale des routes de la soie à partir du comptoir vénitien de l’Ayas en Turquie. Par la suite, il devient un enquêteur-messager du palais impérial suzerain de la Chine, de l'Iran et de la Russie. À ce titre il accomplira diverses missions pour le grand khan, tant en Chine que dans l’océan Indien : en Corée, en Birmanie, à Sumatra, au Cambodge, au Viêt Nam. Dans Le Livre des Merveilles datant de la fin du XIIIème siècle, il est le premier à mentionner et rapporter en Occident l’existence du Jipang : le Japon.

Découverte du Japon par les Portugais en 1543

 

En 1543, les Portugais sont les premiers Européens à débarquer au Japon. Cet archipel lointain et mystérieux, plus ou moins localisé depuis 1515, est très vite identifié à la Cipango du récit de Marco Polo (c. 1300), représenté sur le globe de Behaim (1492).

 

Nampo Bunshi, moine Zen écrit ceci en 1606 : « Le 23 septembre 1543 (selon le calendrier solaire), un grand bateau étrange échouait dans une crique étroite de l’île Tanegashima, situé à l’Ouest du Japon. Des centaines de marins étaient à bord. Jamais nous n’avions vu des visages comme ceux de ces marins.

 

Aucune communication n’était possible avec eux. Heureusement, des Chinois des Ming étaient à bord et aussi le chef de notre village savait lire et écrire.

Ainsi, ils écrivirent sur le sable de la plage à l’aide de cannes. Et alors, nous avons su qu’ils étaient des commerçants barbares de l’Ouest et du Sud, obéissant à une hiérarchie mais ne connaissant pas la politesse, n’utilisant pas de baguettes pour manger mais mangeant avec les mains…

 

A ce moment-là les insulaires aperçurent une chose longue, bizarre, qu’ils portaient à la main. C’était droit et vide à l’intérieur et une des extrémités était pleine. C’étaient des fusils (Teppô). »

 

Au XVème siècle, les japonais connaissent déjà les petits fusils de bronze, antérieurs et désuets par rapport aux fusils portugais modernes (c’est à dire plus efficace pour les massacres rapides et massifs). Les terres de l’est du Japon tenues par les seigneurs Hôjô et Takeda s’intéressèrent peu à ces avancées technologiques mortifères qui eurent raison de ces contrées et assurèrent leur déclin.

Saint François Xavier

Le 15 août 1549 jour de l’Assomption débarque une jonque chinoise dans la baie de Kagoshima au sud de Kyshu, à bord trois européens étrangement vêtus tels qu’aucun japonais n’en avait vu auparavant. L’un d’eux était François Xavier, qui à quinze an en compagnie de St Ignace de Loyola et de cinq autres disciples se promettaient depuis Montmartre « de répandre le christianisme dans le monde entier. » En 1540, ce groupe est consacré par le Pape et s’appelle dès lors Jésuites.

Le Saint François Xavier s’embarque pour l’Asie le 7 avril 1541 et après un long séjour en Inde il se rend deux années durant au Japon. Aujourd’hui sa correspondance nous rapporte de riches et nombreuses observations personnelles.

 

Tout d’abord il rapporte que le peuple japonais et ses individus sont disciplinés et ont « une excellente opinion d’eux-mêmes... », qu’ils possèdent un grand sens de l’honneur, et qu’avec celui-ci il ne peut y avoir qu’une attitude courtoise et respectueuse « car dit-il ce sont des gens qui ne veulent se laisser prendre que par l’amour ; jamais ne faites usage de la rigueur envers eux. ». De plus, il manifeste sa surprise en découvrant l’ordinaire de ce peuple, il y est peu d’analphabètes, et il y voit pour eux « un moyen puissant » d’apprendre « rapidement les oraisons et les choses de Dieu… ».

 

Rapportant peu d’éléments sur le shintoïsme ou le confucianisme il s’intéresse au bouddhisme essentiellement sous la forme du Grand Véhicule.

Le shintoïsme dit « la voie du divin » étant moins une religion qu’un courant spirituel et qu’une façon de vivre proche de la nature des quatre éléments et de l’esprit des anciens, il imprègne la culture japonaise. Le confucianisme ou « école des lettrés » est quant à lui plus un courant de pensé, une philosophie qui prodigue des conseils ce notamment sur la bonne gouvernance.

 

En outre, le bouddhisme est à l’hindouisme ce que le christianisme est au judaïsme. François Xavier comprend que cette Loi vient plutôt de Chine, et qu’elle s’appuie sur des Écritures reçues « d’hommes qui ont accompli de grandes pénitences, c’est-à-dire mille, deux mille et trois mille années de pénitence... ». Cette loi est étudiée et enseignée par des bonzes et des bonzesses résidant dans quantité de monastères.

 

Le missionnaire dénombre neuf sectes suivant  cette Loi, et mentionne la facilité d’appartenir à tel ou tel, « la plupart d’entre eux croient en des hommes d’autrefois […] qui vivaient comme des philosophes… », certaines ont un culte du soleil et de la lune, mais il n’y pas d’adoration d’animaux, et dit-il, ils se plaisent à entendre des choses conformes à la raison.

 

Cette vie religieuse si organisée, avive son intérêt. Afin d’y répondre, il demande l’expédition de nouveaux compagnons au Japon qui entameront l’étude dans les universités japonaises : « on fondera, écrit-il aux compagnons de Rome, une maison de la Compagnie à Yamaguchi et ils y apprendront la langue ; en outre, ils prendront connaissance de ce que chaque secte possède comme récit... » Un profil missionnaire bien défini est exigé pour se rendre au Japon : suffisamment souple pour se conformer aux usages du pays ce dans la limite des exigences de leur foi, ferme de caractère pour faire face aux difficultés de leur apostolat, d’une intelligence et d’une instruction qui puisse tenir tête aux contradicteurs.

L’accueil dans un premier temps favorable et la curiosité des japonais envers cet enseignement chrétien, incitent François Xavier à chercher et à se questionner. Il se demande notamment « si, à une certaine époque, on avait eu au Japon quelque connaissance de Dieu et du Christ. D’après ce que disent les Écritures et ce que dit le peuple lui-même...». « Ce que nous prétendons faire en ces contrées-ci, c’est attirer les gens à la connaissance de leur Créateur, Rédempteur et Sauveur Jésus Christ notre Seigneur. »

 

Afin d’amener des gens à cette connaissance, François Xavier écoute lui-même ce monde qu’il découvre. Il traverse à pied ou en bateau plusieurs provinces du Japon, il y rencontre les bonzes et s’enquiert d’en bien choisir « les plus savants ». Ce sincère désir de dialogue semble réciproque, François Xavier écrit qu’ils « éprouvent un grand plaisir à entendre parler des choses de Dieu... », ce qui le remplit de joie : « Les fatigues qu’il y a à travailler avec des gens intelligents et désireux de savoir quelle est la Loi dans laquelle on peut être sauvé, apportent en elles-mêmes une très grande satisfaction... »

 

De grands sujets sont abordés sur l’immortalité de l’âme, la bonté de Dieu, Dieu créateur et le de la création au Japon, le sens du signe de la croix, le mal, le salut des âmes en enfer, l’absence de terme pour dire Dieu en japonais…

 

Les missionnaires jésuites essaient de mieux comprendre comment fonctionne l’institution de cette religion japonaise, son système clérical, les sortes de pénitence et d’intercession pratiquées par les japonais, les divergences dogmatiques des différentes sectes, l’identité de Shaka et d’Amida : « Ils s’étonnent beaucoup de ce que nous soyons venus de pays aussi éloignés que le Portugal du Japon, qui sont à plus de six mille lieues l’un de l’autre, et seulement pour parler des choses de Dieu, pour apprendre aux gens comment sauver leurs âmes en croyant en Jésus-Christ, et aussi de ce que le fait que nous soyons venus en ce pays-ci ait été une chose ordonnée par Dieu... »

 

Une forme de dialogue s’installe, deux cercles profondément religieux se rapprochent et se joignent, de leur double intersection se révèle l’amande qui inonde une symbolique spirituelle.

Constatant sa misérable tenue qui l’empêche et le freine lors de ses rencontres avec les seigneurs et le peuple, François Xavier décide de se revêtir d’un costume de soie lors de l’invitation du seigneur de Yamaguchi. Il obtient un résultat satisfaisant et se concilie un lien durable du daimyo de la côte orientale du Kyûshû. Le missionnaire changeant de vêtement annonce un équivoque des siècles à venir « la soie ou le coton ». « Pour le moment, il nous échoit d’être comme des petits enfants qui doivent apprendre la langue et plaise à Dieu que nous imitions ceux-ci par la simplicité et par la pureté de l’esprit. Force nous est d’en prendre les moyens et de nous disposer à être semblables à eux... »

Il remarqua bien que les seigneurs de l’ouest du Japon montraient beaucoup de zèle pour l’expansion du commerce avec les pays étrangers. « Il faut dit-il, envoyer des navires de commerce depuis Goa via Malacca, fonder des comptoirs commerciaux dans les ports japonais et demander aux missionnaires de s’occuper des marchandises. Ainsi, nous auront de gros intérêts. »

Au cours du séjour qu’effectue François Xavier, le dialogue qui naquit de ces échanges philosophiques et spirituels nourrissent la réflexion des missionnaires, et seront l’occasion de développer une intense réflexion sur la mission, l’œuvre de Dieu et le sens du Salut au risque toujours de la persécution qui ne manquera pas de s’élever.

 

Ces deux ans passés au Japon en dépit des oppositions dures et douloureuses qui sont apparues ont semé des liens durables et profonds. A l’issu de ce voyage le missionnaire a ouvert une brèche jamais comblée, filet fragile d’une source intarissable auxquels s’abreuvent bienheureux successeurs et âpres siècles à venir.

En 1581 le nombre de chrétiens au Japon est de 150 000, soit un pour cent de la population de l’Ouest du Japon de l’époque. Oda Nobunaga grand seigneur féodal favorisa l’expansion des chrétiens d’autant qu’il haïssait les moines bouddhistes pour cause leur contestation incessante et leur puissance.

Les voyages de St françois Xavier

Les premiers Japonais en Europe

En 1582, quatre adolescents fils de Seigneurs de Kyushu se rendent pendant 8 ans à Lisbonne puis à Rome depuis Nagasaki.

 

Expulsion des missionnaires en 1587

 

Toyotomi Hideyoshi succède à Oda Nobunaga assassiné en 1582. Inquiet d’une éventuelle colonisation du Japon et de la révolte et conversion de plusieurs seigneurs, il promulgue un décret d’interdiction du christianisme le 24 juillet 1587. Les missionnaires sont interdits de séjour, seuls les navires de commerce des pays chrétiens sont admis.

En 1590, Hydeyoshi parvient à dominer tous les Seigneurs du Japon.

En 1596, un événement vient corroborer les craintes d’Hideyoshi. Sur une carte du monde, un pilote espagnol montra orgueilleusement à des fonctionnaires japonais combien étaient vastes les territoires sous contrôle espagnol. Les fonctionnaires lui demandèrent par quel moyen ils avaient agrandi aussi considérablement leur territoire.

 

Ce à quoi le pilote répondit « L’Espagne envoie d’abord des missionnaires pour transmettre le christianisme à un peuple. Lorsque les fidèles deviennent nombreux l’Espagne envoie des militaires qui en écho avec les fidèles indigènes peuvent conquérir facilement ces pays. » Le rapport des fonctionnaires parvint à Toyotomi Hideyoshi et il en durcit d’autant son attitude. 

Toutefois, pour des raisons d'ordre économique ce décret d'expulsion est peu appliqué. Ce n'est qu'en 1597, un an avant la mort de Toyotomi Hideyoshi, que 26 Chrétiens, la plupart japonais, sont crucifiés à Nagasaki.

En 1605 afin de préparer les lettrés chinois au christianisme le père Matteo Ricci composa un livre de 25 paragraphes en grande partie traduction et paraphrase du Manuel d’Épictète, adaptée à la fois au christianisme et au confucianisme. Il n’y a peut-être pas de plus belle preuve de la profondeur de l’enseignement d’Épictète.

L’intérêt des chrétiens et des jésuites en particulier pour Épictète s’inscrit dans le phénomène général de l’intégration dans la spiritualité chrétienne des exercices spirituels de la tradition hellénique.

 

La soif japonaise pour les écrits philosophiques et chinois resta longtemps inextinguible, dûment formée aux émoluments du Manuel d’Épictète dont les recommandations sont autant de correspondances avec les codes du samouraï explicités en pleine clarté par Miyamoto Musashi dans les règles du Gorin no Sho ou du Dokkodo.

sceau des Tokugawa

Shogunat Tokugawa de 1603 à 1867 - Époque EDO - 250 ans de Paix

Vivement intéressé par le commerce extérieur, Tokugawa Ieyasu, successeur de Toyotomi Hideyoshi le développa avec le sud de l’Asie et le Mexique. Sitôt après sa victoire en 1600 à Sekigahara, bataille à laquelle Miyamoto Musashi participa à seize ans et survécut bien qu’il s’y établit en première ligne et malgré sa probable appartenance au camps des vaincus.

 

Le Japon étant unifié, le shogun Tokugawa Ieyasu adresse des lettres amicales aux hommes d’États étrangers. « Si des navires nippons parviennent dans vos ports, examinez bien qu’ils soient porteurs du même sceau que j’ai apposé sur cette lettre en preuve. Les bateaux qui ne seraient pas porteurs de ce sceau ne sont pas autorisés à commercer. »

 

Ce sceau rouge fut attribué 300 fois avant la fermeture du pays en 1633. On comptait par ordre d’importance les navires japonais les portugais les chinois et les hollandais. Pour cette époque, l’estimation de l’argent produit dans le monde entier hormis le Japon était de 390 a 420 tonnes par an.

 

Or la quantité d’argent évaluée à minima sortant du Japon est de 130 à 165 tonnes par an ce qui fait au moins 30 à 40 pour cent de la production mondiale.

Japonais au Cambodge

A cette époque, 10 000 japonais vivent dans le Sud-Est asiatique. Une partie importante se rend à Angkor-Wat au Cambodge.

 

Deux villes connaissent des quartiers japonais: Udong la capitale de l’époque, et 200 ressortissants dans une banlieue de Phnom-Penh. Sur les registres de galeries du Temple d’Angkor, on peut lire des graffiti de visiteurs japonais, comme celui d’un un samouraï vassal de Kato Kiyomasa, constructeur du château de Kumamoto qui écrit ceci en 1632 « Je fais don de quatre statues de bouddhas pour mon père et ma mère défunts. »

Éradication du Christianisme à partir de 1623

 

Le shogunat Tokugawa décida finalement d’interdire le christianisme en 1614.

En 1623, Hidetada se retire au profit de son fils Iemitsu. Cet autocrate devait être le plus impitoyable des Tokugawa : il ferme le pays de manière presque complète et soumet les chrétiens à la répression la plus farouche.

Les martyres se succèdent : à Yedo, en 1623, deux missionnaires et quarante-huit chrétiens sont brûlés ; en 1624 ont lieu des exécutions massives, qui font deux cents victimes ; les chrétiens sont systématiquement privés de leur emploi ou de leurs biens.

Le daimyo d'Arima entreprend une campagne d'extermination et met au point de nouveaux types de tortures : scie de bambou, mutilations, pendaison par les pieds, envoi dans les sources sulfureuses du Mont Unzen, sur la péninsule de Shimabara.

Dépouillés de leurs vêtements, les malheureux prisonniers sont plongés dans les sources brûlantes, puis soignés afin de pouvoir réitérer l'opération. En 1629, soixante-quatre chrétiens, traités de la sorte pendant plusieurs jours, finissent par apostasier.

De 1627 à 1634, ce sont mille deux cents chrétiens qui meurent de cette façon dans l'ensemble du Japon.

Rébellion de Shimabara en 1637

Une des conséquences de ces brutalités a été la rébellion de Shimabara, de décembre 1637 à avril 1638. Le poids des taxes réclamées par les daimyos de Shimabara et Amakusa semble avoir joué un rôle important dans l'insurrection de la péninsule de Shimabara, dont la population est en majorité chrétienne.

 

Après la défaite d'un premier corps expéditionnaire, les insurgés s'emparent d'Arima puis du château de Shimabara, dominant la falaise. Là s'entassent vingt mille hommes et presque autant de femmes et d'enfants. Une armée de trente mille hommes, venue de Kyûshû, commence le blocus afin d'affamer le château.Le massacre des survivants est général : on compte treize mille cadavres.

Au total, Shimabara aurait fait trente-sept mille victimes. Une polémique, en outre, oppose les religieux catholiques au monde protestant car le chef de la factorerie hollandaise, Koeckebacker, aurait aidé les troupes des Tokugawa en tirant au canon sur la forteresse depuis son bateau…

Les Hollandais seul pays a commercer avec le Japon de 1633 à 1854
 

L’immigration japonaise prend fin avec les décrets de fermeture du pays promulgués 5 fois de 1633 à 1639. Jusqu’au début du XIXème siècle lorsque navires russes et anglais parvinrent aux alentours du Japon pour demander l’ouverture du pays, seuls les hollandais avaient réussis à obtenir le monopole des liens commerciaux avec le Japon à Nagasaki qui n’avait plus d’autres contacts avec l’Occident, en se jouant notamment des dissensions entre jésuites et franciscains, portugais et espagnols.

En 1713 Emmanuel Kant dans son Projet de Paix perpétuelle, qualifie cette fermeture du Japon de sagesse. « La Chine et le Japon, ayant fait l'essai de pareils hôtes, leur refusèrent sagement, sinon l'accès, du moins l'entrée de leur pays ; ils n'accordèrent même cet accès qu'à un seul peuple de l'Europe, aux Hollandais, et encore en leur interdisant comme à des captifs, toute société avec les indigènes. »

Ouverture du Japon par la force en 1853

Au début du XIXe siècle, de nombreux chefs de clans souhaitent la restauration de l'autorité impériale et l'abandon du système dualiste, empereur cloîtré et shôgun, qui caractérise le régime des Tokugawa et qui maintient le Japon à l'écart du développement scientifique et technologique.

 

À partir de 1825, ce courant favorable à l'ouverture se trouve soutenu par la pression des puissances occidentales qui réclament l'aide aux navires naufragés, des dépôts de combustible dans les ports japonais et la possibilité pour leurs nationaux, commerçants ou missionnaires, d'exercer librement leurs activités dans l'archipel.

 

En 1853, le « commodore » Perry oblige le gouvernement shôgunal à accepter une convention au sujet des naufragés ; en 1856, l'envoyé américain Townsend Harris obtient la signature d'une série de traités ouvrant progressivement le Japon aux relations politiques, culturelles et commerciales avec le Japon.

 

Cela signifie l'autorisation pour les Japonais de professer le christianisme : mais cette liberté n'est effective qu'après une campagne xénophobe, entre 1859 et 1862, provoquant les représailles militaires des Occidentaux. Face aux marines anglaises et américaines, l'impuissance du régime des Tokugawa apparaît évidente et amène Yoshinobu, le dernier shôgun, à remettre le 9 novembre 1867 tous ses pouvoirs à Mutsu Hito, l'empereur Meiji, alors âgé de quinze ans.

En 1865 une communauté chrétienne caché pendant plus de 200 ans se manifeste.

1858: Premier traité avec la France, le traité d'Edo

Le 9 Octobre 1858 est signé le premier traité entre la France et le Japon sous Napoléon II

1858-2008: 150 ans des relations Franco-Japonaise

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Cathédrale du Sacré Cœur à Yokohama en 1862

Les pères français des Missions étrangères de Paris font construire une église à Yokohama en 1862, juste après la levée de l'interdiction des cultes étrangers au Japon. Elle se trouve dans le quartier des étrangers.

Une autre église, de briques avec deux clochers, est construite à l'emplacement actuel en 1906; mais elle est détruite en 1923 par le grand tremblement de terre de Kantō. l'édifice actuel de style néo-gothique est construit par l'architecte tchèque Jan Josef Švagr et terminée en 1933.

1867: Début de l’ère moderne, rébellion des Samouraïs

La restauration de Meiji en 1867 entraîne avec elle toute une série de mesures. Les samouraïs sont également frappés par les réformes. Privés de leurs droits, ils se révoltent avant d'être écrasés par l'armée impériale en 1874 et lors de la rébellion de Satsuma en 1877. Le passage à l'ère moderne fit qu'il fut décidé de conserver l'héritage culturel des différents arts utilisés par les samouraïs au sein de la Dai nippon butoku kai créée en 1895.

Le film "le dernier samouraï" s'inspirera de la fidélité du capitaine français  Jules Brunet à ses compagnons d'armes samouraïs.

Léon Roches, bâtisseur de pont entre les cultures représente la France dans cette période.

Chrisanthéme impérial

1868: Ère Meiji, l'Empereur reprend le pouvoir

En 1867, après la démission du dernier shogun Togugawa, l'empereur Mutsuhito prend la totalité du pouvoir. Il va moderniser le Japon afin de le rendre moins vulnérable aux pressions occidentales, de plus il va lancer le Japon dans la conquête d'un empire colonial en Asie.

 

Des Japonais sont envoyés en mission en Europe et aux États-Unis pour y étudier les institutions politiques mais aussi les techniques et l'organisation industrielles. Le but est de « copier » les Occidentaux tout en adaptant les nouveautés aux coutumes japonaises. L'empereur désire également créer une armée moderne capable de rivaliser avec celles des pays européens et des États-Unis.

Ère Meiji lien 1 - Ère Meiji lien 2 - Ère Meiji lien 3

1868-2018 : anniversaire des 150 ans de l’Ère Meiji

Jumelage Lyon - Yokohama en 1959

La notoriété de Lyon au Pays du soleil levant est intrinsèquement liée à l'industrie de la soie. Autour de 1860, plusieurs négociants lyonnais se sont installés à Yokohama  pour y établir des succursales d'import-export. Premier centre de conditionnement des soies japonaises, Yokohama est devenu le partenaire privilégié de Lyon. En 1959, les deux villes ont noué officiellement leur amitié. 

Notre-Dame d'Akita

Notre-Dame d’Akita est le vocable sous lequel est invoquée la Vierge Marie ayant délivré trois messages à une religieuse japonaise, Sœur Agnès Sasagawa Katsuko les 6 juillet, 3 août et 13 octobre 1973 à Akita au Japon.

À la suite de ces apparitions, une statue de la Vierge Marie eut 101 lacrimations inexpliquées entre le 4 janvier 1975 et le 15 septembre 1981.

Ses messages ont été reconnus comme authentiques par l’évêque de Niigata en 1984 et approuvés par le cardinal Ratzinger en juin 1988.

Notre-Dame d'Akita
Archange Mont Saint Michel

Jumelage Mont Saint Michel - Sanctuaire d'Itsukushima en 2009

Démontrant l'universalité de la spiritualité, ce jumelage démontre que les accès aux Divin sont différent suivant les cultures mais possèdent de nombreux points communs et que la notion de sacré est inscrite en chacun de nous.

Mont saint Michel

Sanctuaire d'Itsukushima

Sanctuaire d'Itsukushima

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