Napoléon III

Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte, né le 20 avril 1808 à Paris et mort le 9 janvier 1873 à Chislehurst (Royaume-Uni), est un monarque et un homme d'État français. Il est à la fois l'unique président de la Deuxième République, le premier chef d'État français élu au suffrage universel masculin, le 10 décembre 1848, le premier président de la République française, et après la proclamation de l'Empire le 2 décembre 1852, le dernier monarque du pays sous le nom de Napoléon III, empereur des Français.

Relations franco-japonaises, l'Empereur et le Shogunat

Sous le Second Empire, c’est par le biais de Gustave Duchesne de Bellecourt, ambassadeur de France au Japon (1859-1864) que les rapports entre les deux pays vont s’officialiser le 9 octobre 1858 autour du Traité de Paix, d’Amitié et de Commerce, ce traité prévoyant notamment l’ouverture de cinq ports au commerce et aux sujets français (d'Edo, de Kōbe, de Nagasaki, de Niigata et de Yokohama). Le 4 février 1860, l’ambassadeur apporte au Shôgun le traité franco-japonais ratifié.

Napoléon III confiera par la suite l’ensemble de ses prérogatives concernant le Japon à Léon Roches qui succède à Duchesne de Bellecourt. C’est le Shôgun Yoshinobu Tokugawa qui règne alors sur le Japon ; il appartient à une dynastie (1603-1867) ayant su établir et préserver 250 ans de paix. Tokugawa subit des pressions intérieures et extérieures, de la part tant des partisans du rejet des étrangers qui vont se rapprocher progressivement de l’autorité impériale et pencheront pour la restitution du pouvoir à l'empereur, que des puissances étrangères qui forcent l’ouverture au commerce extérieur et hormis l’Empire français, favorisent la montée en puissance de l’empereur japonais.

De ce fait, Léon Roches, qui avait su gagner la confiance du Shôgun, tint une position privilégiée au regard du contexte hermétique du Japon hérité d’une culture multiséculaire. Suivant la volonté de l’Empire français, il parvient à établir une relation diplomatique, culturelle, commerciale, industrielle et militaire qui servira à la fois l’essor japonais et l’essor français sur des points cruciaux de leur histoire et de leur développement.

En 1865 est obtenue la création d’une ligne de navigation directe entre la France et le Japon, assurée par la Compagnie des Messageries Impériales.

Dans les années 1850 l’élevage des vers à soie est fortement touché par la pébrine et la production française alors à son apogée au sein des maisons soyeuses de l’industrie lyonnaise se dégrade considérablement. Le Shôgun Tokugawa envoie en présent des cocons de soie à Napoléon III. A partir de 1865, le commerce des graines et des balles de soie entre Yokohama et Lyon se développe (le jumelage entre Lyon et Yokohama initié par le consul général du Japon Louis Michallet sous l’égide du club Lyon-Japon fait écho à cette période).

 

En cinq ans Lyon devient la première place mondiale du commerce de la soie. En 1872, afin de répondre à la forte demande étrangère, la première filature de soie est construite à Tomioka au Japon, et la France joue un rôle de premier plan dans les exportation japonaises.

Par la suite, le Shôgun confie à la France la construction du premier arsenal maritime japonais. L’Empire français envoie ses ingénieurs qui dispensent savoir-faire et technologies. De 1865 à 1876 François Léonce Verny initie la construction de l’arsenal de Yokosuka. De plus, en 1866, afin de résister à la montée de forces rebelles attisées par les politiques et les agressions extérieures, le Shôgun demande que soit envoyée une mission militaire française afin de moderniser et renforcer l’armée de terre qu’il mène.

 

Napoléon III répond à cette demande par la vente d’armement français et la venue au Japon du lieutenant d’artillerie Jules Brunet (qui sera plus tard appelé « dernier samouraï » eut égard au service qu’il rendit inlassablement au Shôgunat, combattant à ses côtés. Il arrive ainsi sous les ordres du capitaine Jules Chanoine pour former l’armée du shôgun et instaurer une administration militaire fondée sur le modèle français.

En 1868 Napoléon III rappelle l’ambassadeur Léon Roches en France après la chute du Shôgunat tandis que l’ambassadeur britannique reste au Japon grâce à son soutien au parti de l’empereur. Le Japon moderne a rendu hommage aux liens étroits qui unirent l’Empire français et le Shôgunat Tokugawa au travers du Budokan Miyamoto Musashi dont le toit rappelle le bicorne, couvre-chef de l’oncle de Napoléon III.

Officiel Budokan 2008
budokan 18-05-2008

Le 18 Mai 2008 la feuille de Ginkgo symbole des 150 ans des relations Franco Japonaise flotte au Budokan Miyamoto Musashi en présence de Senseî Tadashi Chihara Hyoho Niten Ichi Ryu 10 ième

Kamon Tokugawa
feuille ginkgo 2008 Ecole Miyamoto Musashi
Kamon Hosokawa

Ces liens ont été mis à l'avant le 14 Juin 2008 pour les 150 ans des relations Franco-Japonaise.

En miroir de la présentation des 35 écoles d'Arts Martiaux Traditionnels au Budokan Miyamoto Musashi à Ohara-cho, l'Ecole Miyamoto Musashi organisait le 14 juin 2008 une diffusion de cette présentation.

1858-2008 :150 ans de relations Franco Japonaise

Présentation des 35 écoles d'Arts Martiaux Traditionnels du Japon à Gleizé 

Fidèle à son devoir de mémoire, la Feuille de Ginkgo, symbole des 150 ans des relations Franco-Japonaise flotte en permanence au Mémorial Niten Ichi Ryu de Gleizé

Mémorial Niten Ichi Ryu 2018
Mémorial Niten Ichi Ryu 2018

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